Catégorie : Sciences islamiques
Ibn Taymiya : 3. la servitude, de l’asservissement à l’adoration de Dieu
Qu’est-ce qu’être ce ‘abd al-…, « serviteur de… », intervenant dans le nom même de tant de musulmans ? Selon Ibn Taymiyya, le sens de ce terme est double car il désigne soit l’être « asservi » (mu‘abbad, nomen patientis), soit l’« adorateur » (‘âbid, nomen agentis). Dans le prolongement de sa distinction entre l’être et la religion (cfr Textes spirituels II), il différencie un asservissement ontologique par rapport au Tout-Puissant, condition à laquelle aucune créature n’échappe, du fait, pour le croyant, d’ « assumer ce qui lui est ordonné de la réalité religieuse, à savoir Son adoration ». Commune au croyant et au mécréant, à l’homme bon et au libertin, reconnue même par Iblîs ainsi qu’en témoigne la révélation coranique, cette servitude des créatures par rapport au Seigneur qui les crée, les gouverne et les gère, ne
suffit pas pour faire de l’homme un croyant. L’adoration que Dieu aime et agrée naît en effet au-delà d’une telle reconnaissance de la seigneuralité de Dieu seul (tawhîd al-rubûbiyya) sur Sa création, dans l’obéissance à Sa Loi et dans la mise en œuvre de celle-ci, dans la commanderie du bien et le pourchas du mal, c’est-à-dire dans la reconnaissance effective de Sa seule divinité (tawhîd al-ulûhiyya).
Ibn Taymiya : 2. L’être (kawn) et la religion (dîn)
Commentant l’apophtegme d’al-Bastâmî « Je voudrais ne vouloir que ce que Dieu veut ! », Ibn Taymiyya précise qu’il s’agit là de ce qui est voulu par la « volonté religieuse » du Très-Haut.
Ibn Taymiya : 1. L’extinction (fanâ’)
L’oeuvre d’Ibn Taymiyya (661/1263 – 728/1328) est d’une certaine façon victime de son gigantisme et de son militantisme : en dehors des travaux académiques, les lectures qui en sont données pèchent trop souvent par ignorance de textes fondamentaux ou dégénèrent en réductions idéologisantes.
Al-Hassan Al-Basri
Al-Hassan al-Basrî (arabe : الحسن البصري), de son vrai nom Abu Sa`îd al-Hassan ibn Abi al-Hassan Yassar al-Basrî, est né en 642 à Médine sous le califat de Omar ibn al-Khattab. Ses parents étaient d’origine perses. Il est connu pour son savoir, son ascèse, et pour avoir transmis nombre de hadiths. Il mourut en 729 (110 A.H.), ou selon une autre version en 737.
La description de la prière du prophète (sAws)
J’adresse ces quelques paroles à tout musulman et musulmane pour expliquer comment le Prophète (e) accomplissait la prière, afin qu’ils fournissent des efforts pour se conformer aux actes du Prophète, [mettant ainsi en pratique] sa parole, après en avoir pris connaissance :
)صَلُّوا كَمَا رَأَيتُمُوني أُصَلِّي(
« Priez comme vous m’avez vu le faire. »
L’ablution mineure [woudou’]
Le terme vient de waqâ ‘a, signifiant la propreté et la beauté. L’ablution a donc été appelée ainsi parce qu’elle élimine la souillure légale (hadath) qui interdit la prière.
Elle se définit dans la Sharia comme le lavage de membres particuliers dans une intention particulière.
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Elevez-vous
Le corps de l’être humain a été créé de terre et son âme provient du royaume des cieux, puis Allah les associa. Quand l’être humain fait goûter à son corps la faim, la prive de l’excès de sommeil et lui impose de se mettre au service d’Allah, son âme se sent plus légère et vive. Elle tendra alors vers le lieu d’où elle provient, et désirera ardemment rejoindre son royaume céleste. Si en revanche l’être humain rassasie son corps, lui fait goûter délices et sommeil, se met à son service et se soucie de son confort, le corps tendra vers le lieu dont il a été créé. L’âme se verra alors entraînée par le corps et se retrouvera emprisonnée. Si ce n’était le fait qu’elle s’habitue à vivre en prison, l’âme crierait au secours en raison des douleurs provoquées par sa séparation et son éloignement du monde d’où elle provient, de la même façon qu’un prisonnier torturé crie au secours.
