Erdogan envisage lui-même de se rendre dans la bande de Gaza
Selon des sources turques haut-placées, Erdogan a même informé l’administration américaine qu’il a l’intention de demander à la marine turque d’accompagner une nouvelle flotte humanitaire prête à aller à Gaza, mais l’administration américaine lui avait demandé d’attendre pour étudier la question. « Même si le monde entier détourne le regard de ce carnage, la Turquie ne le fera pas ; si le monde reste en spectateur, la Turquie ne regardera pas, les bras croisés, le sang couler, et si le monde tourne le dos à la Palestine, la Turquie ne tournera pas le dos à al-Qods, à Gaza et au peuple palestinien », avait déclaré Erdogan dans une allocution prononcée hier devant une foule imposante à Konya, martelant: « Que personne n’éprouve la patience de la Turquie ». Erdogan a tenu à souligner que chaque ville palestinienne avait la même place que chaque ville de Turquie : « le sort de Jérusalem est liée au sort d’Istanbul et le sort de la bande de Gaza est intimement liée à celui d’Ankara. » Et de poursuivre : « Israël considère le nourrisson palestinien comme un terroriste et largue contre des bombes à phosphore; on voit aujourd’hui certains pays du monde qui le soutiennent et couvrent ses crimes ». Erdogan a appelé l’humanité et les pays du monde à protester contrele carnage commis par « Israël » dans les eaux internationales. « Il s’agit d’un problème entre Israël et 32 pays du monde participant à la flottille de la liberté agressée par Israël », a fait noter Erdogan, qui invite tous les pays du monde, dont entre autre la Russie, l’Allemagne, le Royaume Uni et la France, en particulier, à faire preuve d’équité en traitant cette agression « intervenue dans les eaux internationales, contre un navire civil et non militaire, levant le drapeau blanc ». Il a affirmé que la Turquie a ouvert son enquête et travaillera pour que son enquête s’étende et prenne un caractère régional et international. Il faut dire que le gouvernement turc est affronté à de fortes pressions politiques et populaires internes pour annuler ses accords militaires avec « Israël », mais l’établissement militaire turque s’y oppose totalement A cet égard, Bülent Arınç, vice-Premier Ministre turc, a indiqué que son pays est en train de reconsidérer les accords de son pays avec « Israël » et qu’il pourrait aller jusqu’à les réduire au minimum ses relations avec ce dernier. « Nombre d’accords intervenus entre les deux parties dans les domaines militaires et économiques sont mis à l’examen, et nous sommes fort sérieux à ce sujet », a-t-il précisé. Ceci dit, l’ambassadeur turc à Washington, Namik Tan a indiqué que son pays pourrait couper ses relations diplomatiques avec « Israël », si ce dernier ne présentait pas au peuple turc et à son gouvernement des excuses officielles. Namik Tan, qui s’exprimait devant un certain nombre de journalistes dans la capitale américaine, a ajouté que l’entité sioniste pouvait empêcher la détérioration des relations entre les deux pays, sous trois conditions : la première, présenter des excuses publiques, la seconde accepter une enquête indépendante et transparente des événements de l’opération israélienne contre la flotte, et la troisième lever le siège imposé à la bande de Gaza. Tan a mis en garde « Israël » qu’il est sur le point de perdre un ami. SOURCE : Al-Manar TV : http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=140772&language=fr
